Ward évoque la coopération avec l’Algérie
Ambassade des États-Unis, Algérie

U.S. AFRICOM Public Affairs
 Print    Share Share  



ALGIERS, Algeria - Algerian President Abdelaziz Bouteflika and General William E. Ward, commander of U.S. Africa Command, emerge from the Algerian Presidential Palace for a press conference, November 25, 2009. U.S. Ambassador to Algeria David Pearce is pictured behind Bouteflika. During his trip to Algeria and Mali, Ward met with senior officials to discuss potential security cooperation activities. (Photo by Major Rhett Boldenow, U.S. Africa Command)
ALGER, Algérie, 
Dec 3, 2009 — Les États-Unis ont pris l’engagement de collaborer avec l’Algérie pour étudier les problèmes de sécurité et de lutte contre le terrorisme qui affectent les régions du Maghreb et du Sahel, a déclaré le Général William E. Kip Ward, commandant du Commandement militaire des États-Unis d’Amérique pour l’Afrique, lors d’une conférence de presse à l’ambassade des États-Unis à Alger, le 25 novembre 2009.

Au cours de sa première visite à Alger en tant que commandant du Commandement militaire des États-Unis d’Amérique pour l’Afrique (AFRICOM), Ward a rencontré les responsables militaires et civils algériens pour discuter de l’aide que pourrait apporter le commandement dans des domaines d’intérêt commun, dont la lutte contre le terrorisme.

Je suis enthousiaste de la relation bilatérale qui existe entre les forces militaires des États-Unis et d’Algérie, a dit Ward. Le commandement est attaché à renforcer et élargir cette relation, ainsi qu’à œuvrer avec l’Algérie de façon à satisfaire les intérêts mutuels de coopération en matière de sécurité.

Insistant sur le fait que le partenariat entre les États-Unis et l’Algérie vise des intérêts mutuels, Ward a expliqué qu’il n’était pas prévu de placer des troupes au Sahel pour lutter contre le terrorisme. Il a ajouté que la présence des États-Unis dans la région servirait à des fins d’entraînement et de livraison d’équipement, sans intervention directe des Américains dans les efforts de lutte contre le terrorisme.

La transcription complète de la conférence de presse se trouve ci-dessous :

(Remarque : Les commentaires de Ward ont été interprétés simultanément en français.)

GEN. WILLIAM E. WARD : (En cours) — mon meilleur français pour vous dire « bonjour », maintenant le reste sera en anglais, s'il vous plaît. (Rire de l’assemblée.)
J’aimerais commencer par vous dire combien je suis heureux d’être ici en Algérie, et que c'est un véritable plaisir pour moi. Le personnel de l’ambassade se joint à moi pour remercier le gouvernement d’Algérie de m’avoir invité. Je remercie également le personnel de l’ambassade et notre ambassadeur d'avoir organisé cette visite.

C’est ma première visite en Algérie en tant que commandant du Commandement militaire des États-Unis d’Amérique pour l’Afrique, et je suis enthousiaste de la relation bilatérale établie entre les forces militaires des États-Unis et d’Algérie, a dit Ward. Le commandement est attaché à renforcer et à élargir cette relation, ainsi qu’à œuvrer avec l’Algérie de façon à satisfaire nos intérêts mutuels de coopération en matière de sécurité.

Il y a une semaine seulement, une équipe de médecins américains est venue en Algérie pour mener un programme visant à aider le commandement militaire médical algérien à répondre de manière efficace à des catastrophes naturelles ou causées par l’homme, de grande ampleur, en Algérie ou dans la région.

En octobre, le navire, USS Arleigh Burke, a fait escale à Alger et a participé à des opérations navales conjointes avec les forces navales algériennes.

Comme vous le savez, mon commandement est une organisation relativement jeune, mais le partenariat militaire entre les États-Unis et les pays d’Afrique n’est pas nouveau. Les États-Unis collaborent avec des partenaires africains depuis nombre d’années, et mon commandement ne fait que regrouper ces efforts sous la direction d’un seul quartier général dont l’orientation au long terme est d’appuyer les objectifs en matière de sécurité des pays africains. En effet, un continent africain plus stable, plus sûr sert mieux les intérêts de l’Afrique, des États-Unis et de la communauté mondiale. Notre but est d'aider les Africains à bâtir une Afrique plus forte pour les Africains.

Le Commandement pour l’Afrique offre à nos partenaires africains, une organisation unique représentant le Département de la Défense américain qui s’intéresse aux activités de militaires à militaires que nous entreprenons au quotidien avec les pays africains à leur demande.
On me pose souvent la question suivante — et je suis sûr qu'on me le demandera à nouveau ici — quand mon quartier général déménagera-t-il en Afrique ? Ceci n’est pas prévu. Le quartier général de notre commandement restera en Allemagne dans l’immédiat et le personnel qui soutient nos programmes et nos exercices continuera à se déplacer sur le continent avec l’accord des pays partenaires et de nos chefs de mission au sein de nos ambassades dans le cadre de nos activités sur ce continent.

Le principal rôle du Commandement militaire des États-Unis d’Amérique pour l’Afrique est d’aider à assurer la stabilité et la sécurité du continent africain et de ses îles. Au cours de ma visite à Alger, je m’entretiendrai avec les responsables militaires et civils algériens pour étudier comment le commandement peut aider dans des domaines d’intérêt commun comme la lutte contre l’extrémisme violent. L’activité criminelle et terroriste dans la région du Maghreb et du Sahel est une menace préoccupante pour l’ensemble de la région et au-delà, et les pays de cette région sont en premières lignes pour la lutte contre les extrémistes violents.

Nous appuyons le rôle de l’Algérie, et nous apprécions le leadership dont elle fait preuve en se penchant sur les problèmes de sécurité et de lutte contre le terrorisme qui affectent ces pays. Les États-Unis sont résolus, et le resteront, à collaborer avec ces gouvernements pour les aider à lutter contre le terrorisme et à contribuer à garantir la stabilité en Algérie et à l’échelle de la région.

Je souhaiterais terminer en félicitant l’équipe de foot algérienne pour sa qualification pour la Coupe du monde de 2010. Et maintenant, je serai heureux de répondre à vos questions.

Q : (Par un interprète.) J’aimerais savoir en détail quelle est exactement la contribution de l’AFRICOM en termes de lutte contre le terrorisme dans la région du Sahel. Que fait-on dans ce but actuellement ?
GEN. WARD : Notre rôle principal est d’aider les pays africains à confronter ce problème. Nous le remplissons en procurant la formation et l’équipement.

Q: (En français.)

GEN. WARD : Ce n’est pas une petite question; c’est une question importante ! (Rire.)

Q : (Par un interprète.) Mon Général, j’ai deux questions à poser. La première concerne la présence de l’AFRICOM en Afrique. En 2007, nous étions à Washington quand Mme Condoleezza Rice a dit que le quartier général de l’AFRICOM serait transféré dans un pays africain d’ici fin 2008. Nous sommes en 2009 aujourd’hui et ceci ne s’est pas produit. Pourquoi ? Est-ce parce qu’il est si difficile de trouver un pays d’accueil en Afrique ?

Et, êtes-vous venu pour convaincre le Président Bouteflika d’héberger le quartier général de l’AFRICOM, surtout en sachant que l’on entend beaucoup parler à l’extérieur de ce que nous appelons des bases américaines dans le Sud ?

Et ma seconde question a trait à la Conférence de Bamako qui réunira les pays du Sahel afin de coordonner les questions de lutte contre le terrorisme. La conférence aura lieu en décembre ; l’AFRICOM appuie-t-elle cette conférence ?

GEN. WARD : Premièrement, je ne suis pas ici pour demander au Président Bouteflika d’héberger le quartier général. Deuxièmement, je suis le premier commandant du Commandement militaire des États-Unis d’Amérique pour l’Afrique - confirmé par notre Sénat en 2007. Je n’ai demandé qu’à un seul pays d’accueillir mon quartier général, et c’est là qu’il se trouve actuellement, en Allemagne, il n’y a donc pas eu d’hésitation pour accepter parce que je n’ai pas posé la question et n’ai pas l’intention de le faire.
Au regard de la conférence de Bamako, nous soutenons tout à fait les efforts des pays de la région qui ensemble décident d’affronter des défis et des problèmes communs.

Q : (Par un interprète) Et au sujet de bases militaires américaines dans le Sud — dans le Sud de l’Algérie ?

GEN. WARD : Nous n’avons aucun projet d’établir des bases militaires américaines où que ce soit. Vous savez que nous avons une base en Afrique de l’Est, à Djibouti, et que nous en avons hérité du Commandement central. Elle y reste, et il n’est pas prévu d’en établir d’autres.

Q : (Par un interprète) Mon Général, j’ai deux questions pour vous. La première est très simple : Quel est le but de votre visite en Algérie, et quels responsables militaires et civils algériens avez-vous rencontrés jusqu’à maintenant ?

Quant à ma seconde question, nous savons que les États-Unis apprécient l’échange de renseignements dans le contexte de la lutte contre le terrorisme et les renseignements fournis par l’Algérie, mais nous aimerions savoir s’il existe un programme opérationnel ? Les États-Unis ont-ils procuré une certaine technologie à l’Algérie ou à d’autres pays pour mettre en œuvre la lutte contre le terrorisme dans la région du Sahel ?

GEN. WARD : Tout d’abord, l’objet de ma visite, comme je l’ai dit, était de venir en Algérie pour conforter notre amitié et notre partenariat, et pour continuer à montrer que nous ferons notre possible pour appuyer les efforts de l’Algérie à confronter les menaces.

Et afin d’accomplir ceci de manière efficace, je suis venu écouter les responsables militaires et civils algériens, pour mieux comprendre leur point de vue sur la situation.
Jusqu’à présent, j’ai eu des réunions avec le président, ainsi qu’avec des membres de son équipe ici. J’ai également eu un entretien avec le Général Gaid-Salah et les membres de son état-major. Et je serai heureux d’avoir d’autres réunions pendant mon séjour.

Les États-Unis et l’Algérie coopèrent à divers niveaux, et cette collaboration inclut des échanges entre nos deux pays, et d’autres, afin de mieux comprendre la nature de la menace commune qui nous préoccupe.

Q : (Par un interprète) Quels sont le rôle et la mission de l’Algérie au sein de l’AFRICOM ?

GEN. WARD : L’Algérie n’a aucun rôle, ni aucune mission au sein de l’AFRICOM. L’Algérie et les États-Unis sont partenaires. Lorsque la politique étrangère des États-Unis et celle d’Algérie décident de nous faire intervenir en collaboration en tant que partenaires, ces questions d’exercices de militaires à militaires sont traitées et coordonnées par le commandement régional pour l’Afrique, qui, dans ce cas, est mon commandement, le Commandement militaire des États-Unis d’Amérique pour l’Afrique, avec nos partenaires bilatéraux, mais aussi avec nos partenaires régionaux et continentaux représentés au sein de diverses institutions en Afrique, comme l’Union africaine.

Q : Général, Christian Lowe de la Reuters News Agency. Je souhaiterais vous parler de la Somalie. Pouvez-vous indiquer des signes positifs précis relatifs à la Somalie qui prouveraient que l’approche adoptée par les États-Unis et les autres pays dans le contexte de l’amélioration de la sécurité produit des effets ? Il semble que la situation sur le terrain soit au point mort. Le gouvernement de transition n’a pas pu étendre son contrôle dans la région malgré la contribution en matière de formation et d’aide militaire apportée par les États-Unis et d’autres.

Donc pouvez-vous me signaler un point positif ? Existe-t-il un plan qui permettrait de modifier la stratégie de quelque manière, pour l’affiner et obtenir de meilleurs résultats ?
GEN. WARD : Ce qui se passe en Somalie ne date pas d’aujourd’hui. De même, la situation ne se redressera pas du jour au lendemain. Par conséquent, la politique actuelle, qui reçoit l’appui international — pas uniquement celui des États-Unis — pour renforcer, aider le Gouvernement fédéral de transition et appuyer la mission de l’Union africaine en Somalie représente ce que nous, les États-Unis d’Amérique, considérons être notre contribution.

La politique des États-Unis de soutien au Gouvernement fédéral de transition, à la Mission de l’Union africaine (AMISOM), aux autres pays d’Afrique, qui appuient aussi ces deux entités, est le rôle que nous avons. Concrètement, ceci inclut la fourniture d’équipement, la formation des forces qui sont allées en Somalie dans le cadre de l’AMISOM, et nos efforts pour encourager la stabilité intérieure dans ce pays.

Et à cette fin, je ferai remarquer que l’Algérie a appuyé ces actions et a également participé à l’effort international visant à stabiliser le pays.

Q : (Par un interprète) J’aimerais connaître votre évaluation de la situation actuelle au regard de la sécurité dans la région du Sahel.

GEN. WARD : Le rôle joué par l’Algérie de concert avec ses partenaires, ses voisins dans la région, est, je pense, très important. Je crois que c’est signe que les pays de la région entrevoient une menace et donc je prendrais aussi acte de cette menace. La situation est déterminée par le travail que font les pays du Sahel pour aborder la sécurité et l’instabilité au Sahel.

Mon évaluation reflète donc ma conception de l’idée dont se font ici, les pays du Sahel, de la menace en matière de sécurité.
Q: (Par un interprète) J’aimerais savoir quels types de relations existent entre l’AFRICOM et l’Union africaine, surtout avec certaines organisations de l’Union africaine, comme le CAERT [Centre africain d’études et de recherche sur le terrorisme], qui est le centre de lutte contre le terrorisme basé en Algérie. Existe-t-il par exemple des programmes d’entraînement entre les deux organisations ?

GEN. WARD : Notre relation avec l’Union africaine s’inscrit dans le soutien que nous apportons aux efforts de ces pays pour renforcer leur capacité à relever les défis de sécurité africaine. Elle s’assortit d’une assistance en équipement, en équipement de communications pour que les pays d’Afrique participant aux opérations de maintien de la paix de l’Union africaine et le siège de l’Union africaine — ainsi que l’organisation régionale — établissent de meilleures communications entre eux.

Elle comprend aussi le soutien d’organisations régionales que l’Union africaine a établies en cherchant à faire face efficacement à la sécurité dans ces régions, surtout par le biais de ses Forces africaines d’intervention en attente. Et par conséquent, là où existent des organisations de sécurité que l’Union africaine et ses communautés régionales ont établies et lorsqu’elles viennent nous demander notre appui pour le renforcement de capacité de ces organisations — par le biais de formation, de fournitures d’équipement — nous faisons notre mieux pour satisfaire ces demandes avec les ressources dont nous disposons.

Q: (Par un interprète) Mes questions concernent les réunions que vous avez déjà eues avec les responsables civils et militaires algériens et celles que vous aurez avec d’autres. Je cite ce qui est écrit dans le communiqué : aide pour satisfaire des intérêts mutuels. Donc, pouvez-vous me dire quelles sont vos attentes ? Qu’attendez-vous de l’Algérie ? Et, aussi, quelles étaient les réactions des responsables algériens lorsque vous leur avez formulé ces demandes ?
GEN. WARD : Je commencerai par dire que nous n’avons pas exprimé de demandes. Je suis venu écouter les points de vue des responsables civils et militaires algériens pour mieux comprendre la situation.
Selon ces avis, dans le cadre de notre coopération servant ces intérêts mutuels — et je définirais intérêts mutuels par le désir de stabilité, le désir d’empêcher ceux qui causeraient du mal à des civils innocents de le faire, et la façon dont nous pouvons œuvrer ensemble pour empêcher ceux qui commettraient des actes d’extrémisme violent de les réaliser.

Ainsi, les opinions des leaders d’ici me permettront de décider quel appui nous pouvons procurer dans le cadre de vos efforts sur place — le plus souvent sous forme de formation et d’équipement et grâce au partage de renseignements.

Q: (Par un interprète.) J’ai deux questions. La première, en prenant en considération que vous êtes venu en Algérie pour écouter les responsables algériens, pouvez-vous nous donner un aperçu des demandes que les Algériens vous ont faites ? Ont-ils demandé quelque chose, et dans l’affirmative, qu’ont-ils demandé ? Beaucoup de rumeurs circulent sur l’intention de l’Algérie d’acheter des armes et des avions. Les responsables algériens ont-ils fait de telles demandes ?

Et la seconde question est la suivante : l’AFRICOM et les États-Unis sont-ils prêts à engager des troupes dans la région du Sahel ?

GEN. WARD : Premièrement, il n’y a pas eu de demandes précises qui m’ont été faites par quiconque que nous ayons rencontré concernant du matériel ou de l’équipement. Nous avons parlé de nos objectifs communs, de nos intérêts communs et de notre compréhension mutuelle de la menace que posent les terroristes.
Et je ne suis pas venu ici pour faire quelque demande que ce soit sur le déploiement de troupes dans le Sahel pour combattre le terrorisme, et je n’ai d’ailleurs pas l’intention de le faire. Je dirais que s’il y avait une présence américaine, ce serait dans le but d’une formation que l’on nous aurait demandée, ou pour livrer de l’équipement et assurer la formation pour l’utilisation de ce dernier que l’on nous aurait demandé, là-aussi, de fournir. Mais nous n’interviendrons pas directement dans des efforts de lutte contre le terrorisme.

Q : Général, pour faire suite aux derniers commentaires que vous avez faits, des accords ont-ils été conclus ou est-il question d’envoyer des militaires américains pour qu’ils s’entraînent dans la région du Sahel ?

GEN. WARD : Nous avons en effet mené des entraînements au Sahel par le passé. Nous y avons dirigé des exercices. Nous continuerons à le faire. Je suis désolé ; vous voulez peut-être) ... et donc nos partenariats avec nos amis dans la région, ce partenariat ... (inaudible, bruit de fond) ... exercices et formation. Et lorsque ceci se produit, il se pourrait que des militaires américains y participent dans le cadre d'une formation — venir pour former, puis repartir, comme nous l’avons fait auparavant.

Mais il n’y aucun projet de mener ce type de formation ou d’exercices ici, en Algérie même. Je parlais de la région du Sahel au sens large.

Q: (Par un interprète.) Étant donné que le Maroc ne fait pas partie de l’Union africaine, l’AFRICOM a-t-elle établi un partenariat propre avec le Maroc ?

GEN. WARD : Aux États-Unis, nous accordons de l’importance à nos relations bilatérales avec nombre de pays. Et lorsque nous entretenons des relations avec un pays, celles-ci reflètent la politique américaine vis-à-vis de ce pays — et ce n’est pas un point propre à l’AFRICOM. Mais lorsqu’il existe une relation des États-Unis avec un pays donné, alors nous serions une — activité du Département de la Défense qui exécuterait des engagements de militaires à militaires associés à cette relation bilatérale. Et nous entretenons ce genre de relations avec de nombreux de pays.
Q : (Par un interprète.) Et l’assistance aimerait une clarification concernant une expression que vous avez incluse dans vos remarques préliminaires disant que les États-Unis pouvaient aider les pays de la région, y compris dans la lutte contre l’extrémisme violent. Cela veut-il donc dire seulement la lutte contre le terrorisme, ou qu’entendez-vous par extrémisme violent ? Cela signifie-t-il engager des troupes ?

GEN. WARD : Cela ne signifie pas engager des troupes. L’extrémisme violent, dans ce cas, fait référence à la lutte contre le terrorisme. Et j’emploie « extrémisme violent » lorsque des personnes civiles innocentes sont la cible d’attaques.

GEN. WARD : Donc merci beaucoup, Shokran et Ma'a Salaama (Rire.)

(FIN)
   Be the first to enter a response to this article Would you like to comment?

LYnCAttract
Search:      

africaGlobeButtonFreshening
AFRICOM Dialogue

From General William E. Ward, commander of U.S. Africa Command

My staff and I spend much of our time traveling and meeting with people across Africa, throughout the United States, and around the world....
(Read Full Entry)

Recent Posts by AFRICOM Staff

From Major Steven Lamb, Public Affairs Office
on 8/30/2010 4:58:25 PM
"Public affairs professionals from across Europe and from Washington D.C. gathered in the historic city of Sibiu, Romania to participate in US Army Europe's annual Public Affairs..."
(Read Full Entry)

From Danielle Skinner, U.S. AFRICOM Public Affairs Office
on 8/26/2010 11:00:18 AM
"Jambo! That means hello in Swahili. I'm here in Mombasa, Kenya attending the Kenya Government's Pandemic Disaster..."
(Read Full Entry)

From Lieutenant Colonel Greg Mittman
on 8/25/2010 3:18:10 PM
"Note: Lieutenant Colonel Greg Mittman is the commander of the 2nd Infantry 137 Combined Arms Battalion of the Kansas National Guard deployed to Djibouti in support of Combined Joint..."
(Read Full Entry)

Anonymous in Unspecified wrote
on 8/31/2010 2:36:28 PM
"The model looks hot especially in a country where temperatures exceed 120 degrees. It would be interesting to know how it would be more comfortable than the tents the nomads use. H..."
(Read Full Entry)

Lee Dortzbach in Arlington, Virginia with home in Utah wrote
on 8/28/2010 12:12:38 AM
"Awesome I love learning about the great job the U.S. Coast Guard does on behalf of our country. The continent will be better from bringing AFRICOM on line..."
(Read Full Entry)

Jessie in Osawatomie Kansas wrote
on 8/27/2010 6:14:26 PM
"My Boyfriend, William, is on this deployment. I am very grateful for this page, it helps me understand more at what exactly is going on. Good luck to all of the soldiers. And God b..."
(Read Full Entry)

Martha in My Hometown Stuttgart wrote
on 8/25/2010 4:31:53 PM
"One of my favorite phrases is Think Global-Act Locally. AUSA is a great organization to help make things happen for local community and service members while at the same time stayi..."
(Read Full Entry)

Randy in Stuttgart wrote
on 8/23/2010 4:20:27 PM
"Good story. Was the satellite link was part of a long-term program by U.S. Africa Command AFRICOM part of the Multi-national Information Sharing Initiative I read about on the AFR..."
(Read Full Entry)